Demande d'autorisation de travail : la faire vous-même ou la déléguer

Vous avez trouvé un salarié hors Union européenne et il faut maintenant obtenir l'autorisation de travail. Voici qui dépose la demande, ce qu'elle contient, combien de temps elle prend — et comment confier cette étape à quelqu'un dont c'est le métier.

Le moment où ça coince

Le profil est bon, l'entretien s'est bien passé, vous êtes prêt à signer. Et là, la question tombe : « il est marocain, donc hors UE — il faut une autorisation de travail, c'est moi qui la demande ? comment ? combien de temps ? ». C'est l'étape où beaucoup d'employeurs perdent du temps, non pas parce que c'est insurmontable, mais parce que le dossier part incomplet ou mal cadré, et revient.

Cette page explique la démarche telle qu'elle se passe vraiment, puis vous aide à choisir : la monter vous-même, ou la déléguer pour avancer sans y consacrer vos soirées.

Qui dépose la demande ?

Pour recruter un salarié étranger non européen (hors UE, Espace économique européen et Suisse), l'employeur doit en principe obtenir une autorisation de travail avant la prise de poste. Point important : c'est l'employeur — ou un mandataire qui agit en son nom — qui dépose la demande, pas le salarié.

La demande se fait en ligne, via le téléservice de l'administration dédié à l'autorisation de travail. Le dossier est ensuite instruit par le service compétent en matière de main-d'œuvre étrangère. (Référence à jour : service-public.gouv.fr.)

Ce que contient le dossier

Le contenu exact varie selon la situation, mais un dossier solide repose presque toujours sur trois blocs cohérents entre eux :

  • Côté entreprise : les justificatifs d'existence et de régularité (extrait Kbis, situation à jour des cotisations sociales), la description précise du poste.
  • Le contrat : contrat de travail ou promesse d'embauche, avec un intitulé, un lieu d'exécution, un niveau de qualification et une rémunération cohérents avec le poste.
  • Côté candidat : pièce d'identité, et selon les cas les justificatifs de diplôme ou d'expérience qui montrent l'adéquation au poste.

La cause de retard la plus banale n'est pas une pièce manquante exotique : c'est une incohérence entre les documents (un intitulé de poste qui ne correspond pas au contrat, une rémunération qui ne colle pas au niveau annoncé, une pièce périmée). Tout doit raconter la même histoire.

Métier en tension : un point à vérifier, pas à supposer

Sur certains recrutements, l'employeur doit démontrer qu'il n'a pas pu pourvoir le poste localement : c'est ce qu'on appelle l'opposabilité de la situation de l'emploi (le « test du marché du travail »). Pour les métiers en tension, cette preuve n'est pas exigée — ce qui simplifie et accélère le dossier.

Mais attention à une idée reçue : la liste des métiers en tension est fixée par arrêté et varie selon la région. Un même métier peut être en tension dans un département et pas dans un autre. Donc on ne dit pas « votre métier est en tension » comme une certitude nationale : on vérifie pour la région où se situe le poste. C'est précisément ce que regarde notre pré-audit.

Combien de temps ça prend

Il n'existe pas de délai garanti. En pratique, comptez généralement de quelques semaines à environ deux mois d'instruction, selon la complétude du dossier et la charge du service instructeur. Un dossier incomplet ou incohérent, lui, peut rallonger les choses de plusieurs semaines à chaque aller-retour. La vitesse se gagne en amont, pas en déposant dans l'urgence.

Et après l'autorisation ? (ce qui n'est pas inclus)

L'autorisation de travail n'est qu'une étape de la chaîne. Pour un salarié recruté à l'étranger, viennent ensuite, en général :

  • la demande de visa long séjour (souvent un visa valant titre de séjour) auprès du consulat ;
  • les formalités auprès de l'OFII à l'arrivée (validation du visa, visite médicale) ;
  • une taxe due par l'employeur à l'OFII lors de l'embauche d'un travailleur étranger.

On le précise clairement parce que c'est important pour choisir la bonne formule (voir plus bas) : obtenir l'autorisation de travail, ce n'est pas encore avoir le visa ni avoir bouclé l'OFII.

La faire soi-même, ou la déléguer ?

Vous pouvez tout à fait monter et déposer la demande vous-même : c'est gratuit côté téléservice, et c'est faisable si vous avez le temps et l'habitude des dossiers administratifs. La contrepartie, c'est le temps passé à comprendre les pièces, à vérifier la cohérence, et le risque d'un retour qui décale l'arrivée du candidat.

L'autre option : déléguer la constitution et le dépôt. C'est l'objet de notre offre « Autorisation de travail seule » à 490 € HT :

  • on vérifie d'abord si le dossier est jouable ;
  • on monte la demande d'autorisation de travail et on la dépose ;
  • vous réglez en ligne, vous déposez vos pièces via un lien sécurisé, vous signez un mandat.

Périmètre clair : cette formule couvre la constitution et le dépôt de la demande d'autorisation de travail uniquement. Le suivi OFII et le visa ne sont pas inclus (ils le sont dans l'accompagnement complet). Il s'agit d'une assistance administrative, pas d'un conseil juridique, et le résultat reste une décision de l'administration : personne ne peut le garantir à 100 %. Ce qu'on garantit, c'est un dossier propre et cohérent au dépôt.

FAQ — demande d'autorisation de travail

Le salarié peut-il faire la demande lui-même ?

Non, pour une embauche : la demande d'autorisation de travail est portée par l'employeur (ou son mandataire). Le futur salarié fournit ses pièces, mais ne dépose pas la demande à votre place.

Peut-il commencer à travailler en attendant la réponse ?

En règle générale, non : il faut attendre que l'étape soit validée. Mieux vaut planifier l'arrivée avec un calendrier réaliste que prendre un risque. En cas de doute sur votre situation précise, on vous le signale plutôt que de vous laisser supposer.

Le métier de mon candidat est-il « en tension » ?

Ça dépend de la région du poste. On le vérifie au cas par cas dans le pré-audit ; on ne l'affirme jamais comme un fait national.

En résumé : une demande montée proprement du premier coup vaut mieux qu'un dépôt précipité qui revient. Que vous la fassiez vous-même ou que vous la déléguiez, c'est le cadrage en amont qui fait gagner les semaines.

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